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12/08/2011

CÂLINS CANINS

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11:48 Publié dans Monster | Lien permanent | Commentaires (1)

20/12/2008

GODS AND MONSTERS


Arte, la chaîne des intellos fumeux, pour une fois se distingua en bien. Elle rediffusa le dimanche 25 février 2007 à minuit 45 Gods and Monsters (déjà programmé le 16 février), un film plutôt intéressant de Bill Condon qui montre les derniers jours, avant qu’il ne se noie, d’un vieux cachalot solitaire : James Whale, le bien nommé tant son talent de réalisateur dans le domaine de la tératogenèse cinématographique était “hénaurme”, mobydickien, et qui de surcroît était pédé comme un phoque ! (Le Monde du Silence à lui tout seul !)
Souvenez-vous de Frankenstein (1931), de The Invisible Man (1933), de Bride of Frankenstein (1935)… Tout ça, c’est de lui : rien que des master pièces flamboyantes, des classics de l’effroi esthétiquement impeccables, qui sont à l’origine des visions les plus échevelées du grand Bernie Wrightson.
La reconstitution de Condon démarre en 1957, et met un peu trop l’accent sur le côté vieille tarlouze de Whale (Ian McKellen) qu’il nous montre, dans sa propriété de Pacific Palisades, essayant de toucher la bite de son jardinier (Brendan Fraser). On ne nous fera pas gober que Whale était génial parce qu’il était pédé, c’est un peu court (comme démonstration, pas la bite du jardinier !) Heureusement, le film va plus loin et sonde l’âme du vieux créateur de monstres. Hanté par les souvenirs de la Grande Guerre et celui d’un amour perdu, il arrive à James Whale de pleurer. À 68 ans, il ne sait plus dessiner. Il est incapable de déboutonner seul son col de chemise, pourtant il est seul. Il s’en ouvre parfois à Hanna (Lynn Redgrave), sa vieille gouvernante hongroise : « Vous ne trouvez pas ça embêtant, Hanna, d’être seuls comme nous le sommes ? » « Moi je ne suis jamais seule, je suis toujours avec Notre Seigneur… » « Ah, bien, et comment va-t-il depuis sa remontée au Ciel ? » C’est mignon. Rien de blasphématoire chez Whale. On pense à Cyrano disant pour fanfaronner à sœur Marthe « Hier, j’ai fait gras ! »
Le métrage de Condon a également le mérite de ressusciter, pour notre plus grand trouble cinéphilique, quelques stars immortelles : Boris Karloff (interprété par le spagh’actor de légende Hunt Powers !), la belle et bizarre Elsa Lanchester (Rosalind Ayres), l’alcoolique désespéré Colin Clive (Matt McKenzie)… Nous assistons, avec ce film, à un fascinant et brillant exercice pataphysique, la pataphysique étant rappelons-le l’application de solutions imaginaires aux manquements du réel (ou quelque chose dans ce goût-là !)
On déplorera cependant le retitrage mécréant de Gods and Monsters. En français, ça devient platement négationniste : Ni dieux ni démons. Ben voyons, comme c’est original, pourquoi pas Ni Dieu ni maître tant qu’on y est. C’est toujours la même chanson : rien au-dessus de nos têtes que le vide intersidéral, rien sous nos petits petons que le gouffre du néant, quel postulat magnifique ! Et surtout rien dans la pauvre caboche des distributeurs.