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21/04/2013

SHOOT ‘EM UP (Que la partie finisse)

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Un héros, de BD ou de cinéma, se doit d’avoir une singularité, une petite manie bien prononcée qui le distingue d’entre tous : La Marque Jaune fait des gribouillis à la craie, Josey Wales crache sa chique avant de dégainer, Popeye se tape des épinards…

Dans Shoot ‘em Up, ce qui caractérise le héros de Michael Davis c’est l’addiction aux carottes casher et à la méthode hippocratique cartonienne (pan ! pan ! ça cartonne même qu’à Libé ils aiment pas que ça barre en douilles de Vire !) Certes un héros, un dur à cuire moderne, ne peut pas être en surpoids. Pour cavaler et flinguer à tout-va, il lui faut garder la ligne haricot vert, manger des carottes crues en attendant de bouffer les pissenlits par la racine. Tel est le message végétalique de Michael Davis.

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 Clive Owen dans la scène potagère culte de Shoot ‘em Up

J’ai connu un vieux pollack, qui vendait des schmattes rue du Faubourg Montmartre. Il était bien plus michiguéné et expert en yiddish jokes que Michael Davis. Quand il racontait Moïse revenant du Carreau du Temple les Tables de la Loi fumantes comme des gaufres dans les poches de son pardosse en cachemire pelucheux, c’était vraiment trash, premier degré massif. Michael Davis a beau faire profession d’originalité, de culot, il arrive pas à la voûte plantaire de Popeck ! Chez lui tout est convenu :

Un petit d’homme sous la protection de vieux lions on connaît ça très bien de Wayne à Armand Assante.

Le coup du Glock 17 à reconnaissance digitale qui force "Clive Rabbit" à utiliser une main coupée pour débloquer le percuteur, c’est banalement gore. Corbucci faisait plus fort il y a un demi-siècle !

Le coup de la nounou (Monica Bellucci) mi-pute lactogène mi-chaste madone, y a encore des "tartruffes" pour boire de ce lait vireux-là ?

« Pourquoi un flingue c’est mieux qu’une femme ? »

« Parce qu’on peut lui mettre un silencieux ! » Ah la putain de vanne entendue déjà un trillion de fois !

Esgourdez à présent le boss Hammerson (Stephen McHattie) remontant les bretelles à Hertz (Paul Giamatti) le préposé aux basses besognes :

« Voyez-vous Hertz, ce dont j’ai horreur par-dessus tout, c’est d’une chochotte avec un flingue dans la main ! Vous n’êtes pas une chochotte avec un flingue dans la main, Hertz ? »

« Oh non monsieur, rassurez-vous, je ne suis pas une chochotte avec un flingue dans la main, je suis un vrai dur avec la main dans une chatte ! »

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Hertz en ses œuvres

Là c’est du graveleux grave ma Lolotte, du sticky fingers haute définition, on comprend qu’au Figaro Magazine ils aient renâclé ! Moi-même, lecteur première heure de Justin Green et Spain Rodriguez, j’avoue j’ai des réticences. Je préfère les boutades à Bouteflika, au moins si c’est dératé c’est pas x-rated ! Mais pour les trous du cul nés après 1960, le pire mauvais goût salacious a l’air d’aller de soi. L’homme est une ordure, il s’habitue à tout disait Dostoïevski.

Paul Giamatti se révèle à la ville aussi glauque qu’à l’écran. Quand il pelote le téton dénudé de Ramona Pringle, la maman morte du bébé, on dit pouce ! Assez ! De l’air ! Revenez monsieur John Wayne, les méchants étaient classieux de votre temps.

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 Michael Davis a une qualité : il dessine sympa les gunfights !

Commentaires

Un polar jouissif et méga burné, dégoulinant de testostérone, qui ne mérite pas une critique aussi sévère!

Écrit par : tepepa | 27/04/2013

Ah voilà ce qui s’appelle un commentaire original et intelligent ! On se croirait sur western-mauviette ! Si le film avait été arabe t’aurais sans doute dit "méga burnou" ?

Écrit par : Flingobis | 27/04/2013

Je suis un ancien trou du cul de dvdrama :)
Mwouarf! Mwouarf! Pour une fois Flingobis a raison:sur Western Maniac ils sont plus méga bornés que méga burnés !

Écrit par : Klaatu | 27/04/2013

Les commentaires sont fermés.