Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/10/2012

STAR CINÉ COLT SPÉCIAL LEONE

Parce que l’amitié et l’honneur sont tout ce qui nous reste à une époque où plus personne ne croit ni à la famille ni à la patrie…

Sergio Leone

 

Août 1973 : c’est la fiesta des léonins ! (léonin nous l’étions par nos crinières et notre dévotion à Sergio !) Au front des kiosques s’affichent en couleurs pétardières nos périodiques western favoris avec un contenu estival exceptionnel. Star-ciné aventures présente Le Bon, la Brute et le Truand, Star-ciné bravoure : Pour quelques dollars de plus et Star-ciné winchester : Il était une fois dans l’Ouest.

On biche comme des poux ! En ces temps vieillots et surannés où la VHS existe même pas, on est ravi de pouvoir conserver par devers soi ne fût-ce qu’un pâle reflet imprimé du Wild West sauce Leone.

 

1.jpg

Ah j’oubliais ! Star ciné colt est en lice également proposant, outre Il était une fois la révolution en "ciné-roman complet", une compilation d’interviews du nouveau lion du western après Ford. On y trouve évoquées pêle-mêle ses activités d’assistant réalisateur : en 53 avec Fulci sur L'uomo, la bestia e la virtù (titre prophétisant The good the bad and the ugly !), en 59 avec Albert Cardiff et Yakima Canutt sur Ben-Hur… La même année, il reprend le tournage des Derniers jours de Pompéi abandonné par Mario Bonnard souffrant. Sergio Corbucci dirige la seconde équipe. « Ils m’ont appris mon métier ! » déclare modestement celui qui s’est vu sacré premier maître-queue du western spaghetti.

Au début des années 60, il a comme chacun sait la révélation en voyant Yojimbo : « Je me suis aperçu que ce film japonais, si éloigné de notre culture, était en fait une réflexion sur la commedia dell’arte. Et par extrapolation, que tous les mythes de l’Ouest, si chers à mon cœur de cinéphile, sortaient également de la commedia dell’arte. » Et Leone de pousser plus loin l’investigation : « Homère est le plus grand auteur de westerns de tous les temps. Tout John Ford est dans L’Iliade et l’Odyssée. »

2.jpg

Au détour d’une phrase sa misogynie transparaît : « Je mets rarement des femmes dans mes films depuis que j’ai vu Règlements de comptes à O.K. Corral. Rhonda Fleming avait trois scènes. Elles ralentissaient l’action et on aurait pu les couper sans que personne ne s’en aperçoive. Je ne veux pas ralentir mes actions… » Mais aussitôt il ajoute : « Le personnage de Claudia Cardinale, dans Il était une fois dans l’Ouest, m’a semblé nécessaire. Parce que les femmes ont été la cheville ouvrière de la ruée vers l’Ouest. »

Alors misogyne tant que ça Leone ? La déclaration enflammée qui suit à son amante de prédilection témoignerait plutôt du contraire : « L’Amérique était devenue pour moi une très belle femme, aux passions incontrôlables, à la beauté mystérieuse, inaccessible. À force d’en rêver, j’ai tenté de la faire revivre en images… J’ai filmé son passé : il donnait davantage de champ à mon imagination. Elle continue de me passionner. Grâce à ses films, sa mythologie, la conquête de l’Ouest, les gangsters, les stars, font désormais partie de la culture de tout chacun. Je n’en ai pas fini avec elle… »

Dix ans plus tard, effectivement, ce sera Il était une fois en Amérique.

 

Rod Steiger et sa famille devant l'estación d'Almeria.jpg

Rod Steiger et sa famille devant l'estación d'Almeria

Les commentaires sont fermés.