Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/05/2012

PAS DE SNUBNOSE POUR LES SNOBS NAZES !

deadman - Copie.jpg

Dans l’ensemble Dead Man est un nanar, esthétisant parfois à bon escient mais bof, archi-chichiteux-chiant, à prétention initiatique pour intellos en peau de lapin. En plus ça dure deux plombes et mèche. Un gros Indien de carnaval arrête pas de jacasser des trucs hermétiques. Ça se veut profond et natürlich à rebours des conventions du vrai western. Comme dit Danielle Chou : « Dead Man tourne le dos à un héroïsme sécurisant. » Ha ! Ha !

Seul plan un peu saisissant (avec les fugaces apparitions de Mitchum et Thorton) repris d’ailleurs en affiche : celui de Depp qui dérive à la manière d’un Énervé de Jumièges et pose avec un snubnose.

À la base, un snubnose est un gun qu’a l’air d’avoir pris un bourre-pif : canon et piston de refouloir raplatis radical. C’est pas l’arme d’une tarlouze hollywoodienne qui froufroute en gun spinning avec un beau SAA nickel finish. Non, c’est le plus souvent un colt déjà Old West (1851, 1860) qu’un flingueman psychopâteux (genre ce gros nain de Sam Bass) a outrageusement customisé pour un usage carnage perso.

Avec son canon anti Buntline écourté à l’extrême, mécaniquement éviscéré (exit guidon, levier de chargement, pontet et queue de détente) et de ce fait aussi réduit qu’une tête jivaro, le snubnose artisanal se planquait facilement sur soi, idéal pour défourailler à l’improviste et écharner à bout portant ses ennemis !

En mode fanning, un barillet se vidait aussi sec qu’un godet !

Celui de Johnny Depp, à poignée à talon carré, sort vraisemblablement de chez Pietta où il est usiné de nos jours sous le beau nom de navy yank snubnose 1851.

Les commentaires sont fermés.